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Publié : 5 mai 2011

Vistite au Musée territorial de Nouvelle-Calédonie.

Petit rapport sur notre visite au Musée territorial de Nouvelle-Calédonie

Aujourd’hui le 14 avril 2011, la classe de seconde 2 a été visiter le musée territorial de Nouméa. Nous étions accompagnés de Mme Fayard et de M. Joop.
En voici un compte rendu.

Nous avons été accueilli par un guide nommé Richard Urbain. Tout d’abord, nous sommes entrés dans la case, pour avoir de plus amples informations sur les débuts du peuplement austronésiens dans le pacifique.

Parti de Madagascar, le peuple austronésien s’est retrouvé en Chine, environ 3000 ans avant J-C, puis ils sont partis en Papouasie Nouvelle-Guinée environ 2000 ans avant J-C. Ils y échangèrent des savoirs, notamment la technique des étoiles pour se repérer en mer et les doubles pirogues pontées : embarcation pouvant supporter une famille entière, des animaux, des plantes et des victuailles. Ils arrivèrent en Nouvelle-Calédonie environ 1000 avant J-C. Ces déplacement ont duré 2000 ans. Toutes les îles peuplées par les austronésiens, restent étroitement liées, si bien que toutes les îles sont vouées à se rencontrées lors d’échanges pour les mariages ( femmes, poteries lapita, tapas), savoir-faire...
Le tapa est le symbole de la connexion entre toutes ces îles.

Nous avons ensuite découvert comment fabriquer du tapa.

Pour faire du tapa , on peut utiliser de l’écorce, de mûrier à papier, d’hibiscus, de bagnan, de bourao, de l’arbre à pain...

Les arbres sont cultivés par les hommes puis donnés aux femmes , pour qu’elles puissent travailler les écorces. Les femmes les récupèrent puis les posent sur une enclume, le tutua, et les battent avec un peu d’eau . Le secret est qu’il faut beaucoup de soleil.

On obtient alors, des bandes , que l’on superpose et que l’on colle avec de l’amidon de manioc . On obtient alors une étoffe qui peut atteindre 100 mètres de longueur. On peut s’en servir également comme pansement, couverture, ou encore comme d’une natte.

Le salatasi, par exemple, est une étoffe commencée par une mère à la naissance de sa fille et qui lui sera redonner à son mariage. La décoration du tapa varie selon les îles, on y retrouve généralement une couleur, ocre, brun, noir, rouge obtenue par des pigments naturels.

Les symboles sont généralement géométriques, voire abstraits, mais deviennent plus figuratifs avec l’arrivée des colons français. Les tapas peuvent être numérotés pour mesurer les lés/lais (longueur du tapa).

Ensuite , nous avons eut le droit de participer à un atelier, peinture, dessin, avec Mme Denise Tiavouane qui nous a permis de faire nos propres dessins, inspirés des motifs de tapas, ce fut très ludique et intéressant.

Signé trois élèves de la seconde 2.